mardi 14 octobre 2014

L'Albanie dans le centre de Belgrade

Aujourd'hui, Belgrade se prépare pour le match de foot Serbie-Albanie. Toutes les mesures de sécurité sont prises pour éviter des conflits entre les supporters. À cause du thème brûlant du Kosovo, les Albanais et les Serbes ne nourissent pas réellement des sentiments amicaux les uns envers les autres. Et pourtant, en plein milieu du centre de Belgrade, se trouve un imposant immeuble construit à la fin des années 30 du XXème siècle et que tout le monde appelle "le palais Albanie", nom laissé en héritage par une célèbre kafana qui se trouvait à cet endroit et qui fut détruite en 1936 pour faire place au nouvel immeuble quelques années plus tard.

Les kafanas ont joué un rôle très important dans la vie sociale, artistique, politique de la Serbie, et surtout de la capitale. C'est là qu'on buvait entre amis, qu'on dissertait des thème sociaux, qu'on bâtissait des stratégies politiques et même, qu'on changeait l'Histoire (Je vous ai parlé de la kafana "la Béluga dorée" dans laquelle les jeunes révolutionnaires ont mis au point l'atentat de Sarajevo). L'une des célèbres kafanas de Belgrade qui n'éxiste plus de nos jours, mais dont le nom est devenu en quelque sorte immortel, est justement la kafana "Albanie".


Personne ne sait très éxactement pourquoi ce nom. On pourrait penser que c'est pour remercier l'Albanie d'avoir laissé passer les troupes serbes sur leur territoire durant la Première Guerre Mondiale. Cependant, des photos datant d'avant la Grande Guerre prouvent que la kafana portait ce nom bien avant le conflit. Une autre version des choses mentionne le tenancier d'une autre kafana belgradoise qui signait ses factures par "l'Albanais" (personne ne sait pourquoi) et qui, ayant repris les affaires de notre kafana en question, lui aurait donné le nom "Albanie", afin que les clients de son ancienne kafana puissent faire le rapprochement et devenir ses clients à nouveau.

La kafana "Albanie" fut construite aux alentours des années 1850. Les matériaux rudimentaires utilisés pour sa construction ont petit à petit mené à la détérioration de l'aspect général du bâtiment. Cependant, c'était l'une des kafanas préférées et les plus visitées de la capitale, malgré l'état d'hygiène lamentable. Ce qui prouve que le succès d'une kafana n'est pas le décor et le confort, mais l'âme que possède l'endroit et l'ambiance qui vous entoure, vous fait sentir comme chez vous et vous fait revenir pour y retrouver vos "confrères de bouteille". La kafana Albanie fut une véritable poule aux oeufs d'or pour tous ses tenanciers au fil des années.

La kafana Albanie en 1933
Le compte-rendu rédigé par les autorités qui inspectèrent la kafana Albanie en 1936 témoignent de l'état catastrophique dans lequel elle se trouvait. Le système de ventilation n'éxistant pour ainsi dire pas, la graisse qui se détachait de la viande rôtie était partout, sur les murs, sur le sol, mélangée à la boue qui avait été utilisée pour attacher la brique et la pierre. La conclusion de ce compte-rendu était l'arrêt de mort de la kafana populaire: vu l'état général, les travaux d'adaptation et de rénovation de l'immeuble étaient absolument inenvisageables. 

Beaucoup de Belgradois étaient opposés à la destruction de la kafana qui représentait un joyau de la tradition et de l'Histoire de la capitale. Malgré tout, le 17 Octobre 1936, juste après minuit, les travaux de démolition commencèrent et un grand nombre de concitoyens assistèrent à ce spectacle triste et comique à la fois. En effet, la légende urbaine dit que les ouvriers des travaux publics avaient déjà commencé leur travail alors qu'à l'intérieur de la kafana, les joyeux buveurs profitaient encore de leur dîner en chantant. On aurait soit-disant dû les déplacer avec leurs chaises.

Le nouvel immeuble fut achevé juste avant le commencement de la Seconde Guerre Mondiale, en 1939. Il avait été commissioné par la "Banque hypothécaire du fond commercial de Belgrade" et pourtant, les Belgradois le bâptisèrent le "palais Albanie", successeur de la kafana légendaire.

Construction du "palais Albanie", juste avant la seconde guerre mondiale
Après le terrible bombardement de l'aviation allemande en 1941
Durant l'occupation allemande, l'immeuble servit de quartier général à des hauts fonctionnaires de l'armée du Reich. Lors du bombardement des armées alliées en 1944, il fut touché par un bombe d'une demie-tonne. Aucun soldat allemand ne survécut, mais la construction de l'immeuble resta intacte.

Le palais Albanie aujourd'hui
Le palais Albanie se pointe aujourd'hui vers le ciel, portant un nom dont le poids est très lourd pour la Serbie en ce début du XXIème siècle, mais qui fait néanmoins partie de son Histoire indélébile. On ne peut tout de même pas effacer juste comme çà un siècle et demi de tradition.

dimanche 12 octobre 2014

Danse traditionnelle serbe "kolo", dansée par un joyeux groupe de retraités

"Opanci", chaussures traditionnelles du costume national serbe, les plus confortables pour danser le "kolo"
Dans la forteresse Kalemegdan pleine de visiteurs en ce dimanche ensoleillé (aujourd'hui commence officiellement l'été de l'Archange Michel selon le calendrier orthodoxe), aux sons joyeux de l'accordéon, une petite équipe de 3ème âge a entamé une danse traditionnelle serbe appelée "kolo". Le rythme entrainant a fait également sautillé les spectateurs qui ont contemplé avec plaisir ces concitoyens dont l'énergie et la jeunesse d'âme n'ont rien à envier aux jeunes générations.

Le "kolo" serbe qu'ils nous ont démontré est un sorte de ronde qui peut être ouverte ou fermée. Dans ce deuxième cas, le premier et le dernier danseur sont très importants et ils doivent vraiment être très compétents afin que que les autres participants puissent suivre leurs pas et que tout soit harmonieux. Le meneur de la ronde peut parfois faire une petite digression dans les pas et offrir une choréographie personnelle qui montre son savoir, son agilité et son sens artistique. Au fur et à mesure, d'autres danseurs peuvent entrer dans la ronde qui peut s'agrandir tant que l'un des danseurs rompt la chaîne et devient à son tour le meneur d'une nouvelle file ou ronde.

La musique jouée pour accompagner les danseurs n'est pas limitée dans sa durée et peut durer très longtemps, très très longtemps. Alors certains danseurs peuvent abandonner en route et sortir de la ronde. Ceux qui arrivent au bout, essouflés et en sueur, célèbrent les derniers accords par un applaudissement bien mérité pour leur bravoure et leur résistance. 

La situation économique est très difficile en Serbie et les nouvelles mesures d'austérité financière ont particulièrement touché les retraités. Et pourtant, le spectacle que quelques-uns d'entre eux nous ont donné aujourd'hui prouve encore une fois que le peuple serbe chante et danse dans les moments les plus difficiles. 





Savamala, quartier historique de Belgrade sur la rive de la Save

Si vous venez à Belgrade par train ou par bus, c'est d'abord le quartier de Savamala que vous découvrirez. Le nom de ce quartier est formé du nom du fleuve, la Save, et du mot turc "mahala", signifiant "petit bourg". Le quartier est situé sur la rive droite de la Save, depuis la forteresse Kalemegdan jusqu'au vieux pont ferroviaire et remonte jusqu'au marché de la Couronne Verte, Zeleni Venac

Location de Savamala
L'histoire de Savamala est liée au Prince Miloš et à son projet de faire de ce quartier situé sous le palais construit un peu plus haut sur la butte et aujourd'hui appelé le Palais de la Princesse Ljubica, un quartier chic, mondain, commercial et financier, loin des quartiers turcs.

Jusque là, le quartier était en grande partie peuplé par les Romes vivant dans des conditions hygiéniques très précaires (il y avait encore des moustiques malariens à Belgrade au XIXème siècle), et il était populairement appelé "Le marais tzigane". Comme je vous l'ai déjà mentionné dans mon billet décrivant la municipalité de Palilula, le Prince Miloš, afin de réaliser ce projet, déménagea les habitants de Savamala, leur donnant gratuitement des lopins de terre dans la périphérie de la ville (municipalité actuelle de Palilula).

Une fois les travaux d'assainissement du terrain terminés, le nouveau quartier devint très attrayant pour les commerçants et hommes d'affaires. Cependant, la condition à remplir par ordre du Prince pour pouvoir ouvrir boutique dans ce quartier était de s'y installer, idée qui n'a tout d'abord pas plu, mais finalement, la condition du Prince fut respectée et le nouveau quartier se peupla bien vite. De nombreux immeubles élégants furent construits et, comme il arrivait que la Save déborde et inonde la rive et les rues aux alentours, le quartier reçut le nom pompeux de "Marais de Venise". En effet, on ne pouvait se déplacer dans les rues qu'en bateau, comme dans la romantique ville italienne.

La rue Karađorđe sous les eaux de la Save

Le marais de Venise en 1903
Le port de la Save a ainsi surpassé le port du Danube dont les eaux étaient plus tourmentées et où il était plus difficile d'amarrer les bateaux de transport de marchandises. Aujourd'hui, le port de la Save est encore bien actif: les bateaux de croisière y font escale, les clubs de nuit dans les anciens entrepôts sont des endroits très en vogue où l'on peut goûter au Belgrade "by night". Excellente cuisine, excellentes musique et atmosphère.

Les clubs à l'heure du déjeuner...
... et le soir

Bateau de croisière amarré dans le port de la Save
Le port de la Save et au loin, le pont Brankov
Entre le pont sur la Save appelé le pont Brankov et le vieux pont ferroviaire, se trouve la zone plus industrielle de la rive, dont la plupart des immeubles sont en très mauvais état, ou même en ruines. Le gouvernement actuel a entrepris le projet majestueux de faire de cet endroit une nouveau quartier luxueux avec l'aide des Emirats Arabes Unis. Ce projet ambitieux n'est pas du goût de tout le monde, car Belgrade perdrait de son charme authentique en ressemblant à Dubai. Il n'en est pas moins que les premiers travaux ont déjà commencé, par l'extraction des vieux rails de chemins de fer de lignes ferroviaires qui ne sont plus en service depuis longtemps.

Maison en ruines qui devait être majestueuse autrefois. Regardez bien, elle fait l'angle droit dans la photo du Marais de Venise en 1903 ci-dessus.

Le quartier de Savamala "relooké"
Aujourd'hui, les Belgradois associent le quartier de Savamala principalement à la rue Karađorđe, rue de transit pour les camions de marchandises et qui ne ressemble en rien à la rue mondaine du début du XXème siècle. Ici aussi, de nombreux immeubles en plus ou moins bon état, témoignent du passé riche de ce quartier. Dans mon billet traitant du Belgrade souterrain, je vous ai mentionné les 13 grottes artificielles dans la rue Karađorđe qui servaient d'entrepôts pour les marchandises qui arrivaient par le fleuve, faisant de cette rue une artère essentielle de la ville. Ces grottes servirent d'abris aux juifs durant la deuxième guerre mondiale.

Bel immeuble dans la rue Karađorđe
Malgré leur état, les immeubles ont gardé leur charme

Grotte artificielle transformée en kafana
En 1884, le quartier se modernise, avec l'arrivée des chemins de fer, la construction de la gare centrale qui est aujourd'hui classée monument national, et la construction du pont ferroviaire qui réunit les deux rives du fleuve.

La gare centrale
Le vieux pont ferroviaire construit en 1884

Le nouveau pont ferroviaire construit en 1979
Le 16 Décembre 1934, le nouveau pont sur la Save, le pont du Roi Alexandre, fut officiellement mis en service. Malheureusement, son destin fut tragique. En effet, le 12 April 1941, il fut miné par l'armée yougoslave dans le but d'empêcher l'entrée des troupes allemandes dans la ville, c'est dire combien la situation était chaotique, face au danger imminent aux portes de la ville. Comme l'action eut lieu en pleine nuit, l'armée ne remarqua pas le bateau avec 110 hommes à bord qui passait précisément sous le pont au moment de la détonation. La construction de celui-ci tomba pile sur le bateau, causant la mort de 95 personnes.

Le pont du Roi Alexandre détruit par l'armée Yougoslave
Aujourd'hui, un autre pont se trouve sur les pilliers originels de l'ancien pont du Roi Alexandre: le pont Brankov.
Les restes du pont du Roi Alexandre

Les escaliers du pont du Roi Alexandre
En bateau sous le pont Brankov, vue sur le quai de la Save
En se dirigeant vers le centre ville, quelques rues célèbres de ce quartier sont à visiter absolument. D'abord, la rue Balkanska, qui remonte jusqu'à l'hôtel Moskva, dans le centre même. Aujourd'hui encore, vous pouvez trouver des petits commerçants et artisans qui entretiennent la tradition de ce quartier. Malheureusement, ces petites échoppes ont de plus en plus de mal à résister à la concurrence des grands centres commerciaux. Elles ont pourtant tant de charme...

Vieille maison au coin de la rue Balkanska avec ses petits magasins au rez-de-chaussée
Petite pâtisserie dans la rue Balkanska avec ses belles pâtisseries d'origine turque
Perpendiculairement à la rue Balkanska, se trouve la rue qui porte le nom du jeune révolutionnaire Gavrilo Princip, auteur de l'atentat de Sarajevo qui engendra la Première Guerre Mondiale. Ce quartier est en effet connu aussi du fait que les jeunes révolutionnaires s'y retrouvaient en secret pour parler de leurs plans d'insurgion.

Un peu plus haut, la kafana "Zlatna Moruna" (la béluga dorée) qui, durant de nombreuses années, a abrité des magasins de toutes sortes a été rénovée et adaptée de nouveau en kafana, en gardant l'authenticité du début du XXème siècle. C'est là que Gavrilo Princip et ses complices ont reçu la nouvelle de la venue de l'Archiduc Ferdinand à Sarajevo et ont mis au point leur plan d'attentat.

Graffiti représentant Gavrilo Princip sur un des murs de la rue porant son nom
La kafana des conspirateurs "La béluga dorée"
Dans la rue Gavrilo Princip, au numéro 5, se trouve la Maison de Manak, construite en 1830 dans le style balkanique et qui est aujourd'hui un musée éthnographique.

La maison de Manak, musée éthnographique
Petit détail de la rue Gavrilo Princip, un fabricant de bombons à l'ancienne dont le petit magasin produit ses délicieuses sucreries depuis 1936.

Fabricants de bombons traditionnels, since 1936 :)
Il faut également visiter l'église Vaznesenjska, richement décorée, construite en 1863 sur l'ordre du Prince Mihajlo Obrenović, tout près de la rue qui porte aujourd'hui le nom de son père le Prince Miloš.

L'église Vaznesenjska
Intérieur de l'église Vaznesenjska
Un peu plus bas se trouve également le hammam construit par le Prince Miloš. Le hammam fut presqu'entièrement détruit durant le bombardement de Belgrade en 1941. Il fut rénové au milieu des années 90 et il abrite aujourd'hui un café renommé de la capitale.

Le hammam aujourd'hui
Le hammam en ruines avant sa rénovation
Tout au long de cette promenade dans le quartier de Savamala, on peut voir des immeubles splendides, tel celui de la "Maison Russe", achevé en 1933 et construit suite à l'initiative des émigrés russes qui avaient fui la révolution bolchévique. D'autres, au contraire, ont besoin d'une rénovation de toute urgence. Ils sont toutefois encore grandioses, même dans leur pauvre état.

La Maison Russe, centre culturel de la Serbie
Immeubles dans la rue Balkanska
Le quartier de Savamala est à visiter absolument car il regorge de souvenirs des temps passés qui vous feront ressentir l'âme du Belgrade mondain d'autrefois, lorsque, petit à petit, il abandonna son aspect oriental pour ressembler à une véritable métropole européenne. 


vendredi 10 octobre 2014

L'été indien à Belgrade, l'été de l'Archange St Michel

"Là-bas, on l'appelle l'été indien" (Joe Dassin), mais notre été indien, à Belgrade, il s'appelle l'été de Michel, "Miholjsko leto", d'après l'Archange Michel. L'Archange Michel se fête le 29 Septembre selon le calendrier catholique et le 12 Octobre selon le calendrier orthodoxe. Alors, si on prend la moyenne des deux dates et compte tenu du beau soleil qui brille depuis quelques jours à Belgrade, on peut dire que notre "été de Michel" a déjà commencé. 

Ce phénomène d'été soudain au début de l'automne porte également un nom populaire: l'été des grands-mères (bablje leto), faisant référence aux fines toiles d'arraignée tissées par une sorte spécifique d'arraignées au début de l'automne et qui volent dans l'air, ressemblant aux fins cheveux des vieilles femmes. Dans tous les pays de langue slovène, ces fils de toiles d'arraignées sont appelées "les cheveux de grand-mère".

À Belgrade, on profite au mieux de ce beau temps et on fait des réserves de soleil afin de "survivre" durant les mois d'hiver. Certains se bronzent à la terrasse d'un café, d'autres goûtent à la sérénité des parcs en jouant aux échecs, en se promenant oubien en papotant.

On papote au soleil
Terrasse d'un café dans la rue piétonne Knez Mihajlo

Partie d'échecs en plein air

Se promener dans les parcs est une réelle tradition à Belgrade: entre copains à la sortie de l'école, entre amoureux, surtout lorsque l'ambiance est aussi romantique que dans le parc de la forteresse Kalemegdan, en famille, avec ses enfants ou encore entres amis. 

Main dans la main, la promenade des amoureux dans la forteresse
Certains trouvent une source d'inspiration et un moyen de méditation dans les eaux de la Save et du Danube qui scintillent sous le soleil d'Octobre. D'ailleurs, le grand sultan Suleiman avait nommé la colline de la forteresse "la colline pour réfléchir". Ici, les gens aiment s'asseoir sur un banc et lire un journal ou un livre, oubien tout simplement regarder les gens passer et les enfants jouer.

Repos du corps et de l'âme sous les branches

Les eaux des fleuves vous invitent à la refléxion
Soleil d'été et couleurs d'automne
Les petits profitent du soleil pour jouer en plein air
L'été de l'Archange Michel donne un charme particulier à toutes les activités en plein air, car chaque jour de soleil est un jour volé à l'automne. Alors, espérons qu'il va durer le plus longtemps possible. 

Et moi, je sors vite me promener.

mercredi 8 octobre 2014

Le finish de la course pour la paix, Peace Run, à Belgrade

Aujourd'hui, dans la rue piétonne Knez Mihajlo, a eu lieu la cérémonie officielle qui a marqué la fin de la course pour la paix, Peace Run, dont Belgrade était l'étape finale. La torche de la paix a parcouru 47 pays européens et 24.000 kilomètres, portée et transmise de main en main par les athlètes amateurs qui, en participant à cette manifestation, ont désiré transmettre le message de paix, d'amitié et d'amour entre les peuples.

Arrivée des coureurs
L'Europe entière a couru avec un but: arriver aujourd'hui à Belgrade et célébrer l'idéal d'un monde meilleur. Le président de l'association Peace Run en Serbie, Predrag Knežević, a rappelé au public présent qu'en ce moment se déroulent plus de 40 conflits dans le monde. La course Peace Run tente de sensibiliser les gens à l'importance de l'indulgence envers les autres. Pour plus de bonheur, il est primordial de trouver d'abord sa propre sérénité, car c'est uniquement en atteignant sa paix intérieure que l'on peut tendre la main aux autres.

La torche de la paix est arrivée à Belgrade
La course a démarré le 21 février, à Lisbonne. L'équipe des coureurs qui est arrivée à Belgrade, portant la flamme de la paix, était constituée de différentes nationalités: allemande, hongroise, bosniaque, monténégrine, macédonienne, croate etc... Ensemble, ils ont entamé l'hymne de Peace Run en s'éxcusant à l'avance pour leurs maigres possibilités vocales :)


Le soleil d'octobre était au rendez-vous et la programme de la cérémonie officielle de fermeture de la course a enchanté le public. C'est surtout les petits qui ont participé à ce spectacle, au grand bonheur de tous, car le monde leur appartient et c'est pourquoi les grands ont le devoir moral aujourd'hui de leur créer un monde meilleur pour demain.

Elles attendent leur tour 
La chanson pour la paix
Les petites filles du choeur "Čarolija" (Magie) ont interprété la chanson de l'irremplaçable Michael Jackson "Heal the world" et ont ainsi, à leur façon authentique, transmis le souhait de voir les hommes s'entre-aider.


Belgrade a été une fois encore la scène d'une manifestation qui place la ville sur la carte de l'Europe moderne et qui diffuse un message d'amitié au monde en disant "non" à la guerre, à la mésentente et à la haine.